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La mort, une question de Vie

la vie et la mort
Illustration d’après une œuvre de Gustav Klimt

Deux polarités de notre existence

La vie et la mort entretiennent des liens étroits. Apprendre à bien vivre équivaut à apprendre à bien mourir et, inversement, apprendre à bien mourir est apprendre à bien vivre. La conscience de la mort nous permet de passer d’un mode de vie inauthentique à un mode authentique.

Dans un mode de vie inauthentique, l’homme évolue dans le monde des choses et s’immerge dans les distractions apportées par le quotidien. Il n’est pas conscient de son pouvoir de création sur sa vie où il évite les choix en étant accaparé par le monde et la co-existence des autres dans le on. Il s’absorbe dans les on-dit, se perd dans le on.

Dans le mode authentique, l’homme ne se soucie pas de l’apparence des choses, mais s’intéresse au fait même qu’elles sont. Il est conscient des fragilités de l’être, de sa propre responsabilité envers son être. Cette conscience lui permet d’être en contact avec sa capacité d’autocréation et de se saisir du pouvoir qu’il a lui-même de se changer.

La mort et notre rapport à la médecine

La médecine s’applique à soigner, à guérir. Alors la mort peut quelquefois être vue comme un échec de la médecine. En réalité, notre condition mortelle est une donnée existentielle. Nul n’y échappe. C’est un passage obligé, authentique, difficile, d’une profondeur incroyable même si la personne n’a aucune croyance spirituelle. Pour autant, ce sujet si intime et profond pour chacun reste souvent tabou, tant dans la société qu’au chevet de celui qui va partir.

Jadis, les hommes entretenaient une relation intime avec la mort ; ils croyaient au ciel ou à une vie après la mort. Longtemps lorsqu’un homme mourait, ses proches étaient heureux de pouvoir dire : « Soyez tranquille, il a eu le temps de se préparer. » Aujourd’hui, on se rassure : « Consolez-vous, il ne s’est rendu compte de rien. »

Il existe quelque chose de bien plus vaste que nous, quelque chose qui a créé cet univers, qui a façonné la vie. Nous formons une part importante et spécifique de cette création, nous pouvons contribuer à son évolution.

Sources

Irvin Yalom. Thérapie existentielle. Galaade Editions. 2008
Sogyal Rimpoché. Le livre tibétain de la vie et de la mort. Editions de la Table Ronde. 1993
Elisabeth Kübler-Ross. La mort est une question vitale. Albin Michel. 1996
Patrice Van Eersel. La source noire. Grasset. 1989


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